Affichage des articles dont le libellé est Namibie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Namibie. Afficher tous les articles

lundi 15 juin 2009

Namibie....Top, Flop, ect....

TOP:

Que l'on aime ou que l'on n'aime pas, on est forcement depayse quand on vient en Namibie. Mis a part Windhoek qui s'aligne sur les criteres occidentaux de notre belle societe de consommation, le reste de la Namibie c'est tres souvent de grands espaces desertiques parcourus par quelques pistes poussiereuses. Une nature souvent hostile, a l'etat brut ou migrent librement elephants et Rhinos de points d'eau en points d'eau. Dans ce pays aux deux tiers desertiques, d'une fois et demi la taille de la France, ne vivent que 2 millions d'habitants. Lire ca dans un guide est une chose, mais parcourir ces grands espaces ou l'on passe des apres-midi entieres de piste sans croiser ame qui vive c'est forcement plus intense. Dans cet environnement, si l'on ne veut pas etre dans un systeme touristique base sur le luxe, le voyage prend rapidement les couleurs de l'aventure. De cette escapade nous retiendrons essentiellement les 3 jours de pistes a parcourir le Nord-Est du pays au sein des communautes Hereros et Himbas. Cette region situee entre le parc Etosha et la cote des squelettes nous a offert des montagnes, certes difficiles a gravir mais somptueuses, de belles rencontres avec les elephants en bivouac, les enfants de Sesfontein, et Jacky au camping d' Opuwo. Opuwo qui nous a permi d'avoir un appercu de l'Afrique tribale.

FLOP:

Si on ajoute a l'ampleur de ce pays desertique un reseau de bus innexistant ou presque, on comprend que le voyageur sac a dos a difficilement sa place. Contraints de louer une voiture nous etions forcement beaucoup moins en contact ave la population. Avons nous vu la ''vraie'' Namibie? Difficile a dire. En tout cas voyager en 4*4 climatise et passer de lodges en lodges ne le permet surement pas non plus. Au final, 10 jours en Namibie nous ont suffit, et nous l'avons quitte avec la sensation d'en avoir fait le tour.

PEPETTES:

Pour les petits budjets, la Namibie il faut oublier. Malgres notre volonte de tenir le notre en multipliant les nuits sous tente tout en refusant l'appel des restaurants, nous avons depasse notre budget avec au final un cout pour nous 2 de 80 euros par jour au lieu des 60 prevu.

Nico

lundi 8 juin 2009

De Sesfontein a Opuwo

Apres ce bivouac fort en emotion, nous avons repris la piste poussiereuse pour rejoindre le village de Sisfontein. Ce village au bout d'un chemin ne doit son existence et son nom qu'aux 6 sources d'eau decouvertes au milieu du desert.

Le choix d'une nuit dans un camping s'imposant, nous nous installons en face de l'ecole dans un Camp Site tout neuf. Alors que nous nous organisons, comme a l'habitude notre campement, nous sommes envahis par les enfants du village qui nous regardent faire la lessive, nous aident a allumer le feu et gouttent nos delicieuses soupes chinoises... Tres bonne soiree avec ces enfants pleins de tendresse et qui s'etonnent de la douceur de nos cheveux blonds. Au petit matin, alors que les retardataires en costume rejoignent l'ecole en courant, nous sommes berces par les chants africains sortant des fenetres de l'ecole.



Apres cette nuit reparatrice, cap au Nord pour entrer dans la region des Himbas. Sur cette route pour Opuwo, nous rencontrons rapidement des petits bergers Himbas. Ces enfants qui ne parlent pas anglais, savent seulement dire Hello et Sweets (sucrerie) que nous nous refusons de leurs donner, le dentifrice n'etant pas encore de coutume dans leurs tribus. Apres 80km de cette piste devenue montagneuse nous arrivons a une intersection ou 3 femmes Himbas nous accueillent. Ces femmes a moitie nues qui s'enduisent le corps et les cheveux de terre rouge sont la uniquement pour les touristes et proposent qu'on les prendre en photo contre de l'argent. Ne voulant pas payer pour une photo par principe, nous partons un peu decus.
Arrive a Opuwo, nous choisissons un camping tenu par un Francais haut en couleur. Jacky, un valentinois, parti de Cap Town il y a 15 ans pour rejoindre le Maroc a eu un grave accident de voiture vers Opuwo. Apres 2 mois d'hopital, il ressort les menottes aux poignets ne pouvant prouver son identitee et ne pouvant justifier de sa presence sur le territoire, sa voiture et toutes ces affaires lui etant voles apres l'accident. Il ressort de tole apres quelques semaines et s'installe sur Opuwo pour retrouver les traces de sa voiture synonyme pour lui d'une belle caution qu'il doit recuperer. Pour se faire un peu d'argent il monte un restaurant... et il n'est donc plus jamais reparti.

Il m'explique que le vrai peuple Himbas est 70km au Nord et que la-bas, vivant encore sans notion d'argent leur accueil n'est pas fausse par l'appat du gain... Sans 4*4 c'est impossible d'y acceder, nous ne verrons donc pas le vrai peuple Himbas...

Le lendemain matin nous parcourons cette vrai citee Africaine d'Opuwo qui nous offre un spectacle sympatique avec les tribus Herero et Himbas qui cohabitent dans l'avenue principale poussiereuse et bruyante. Nous repartons d'Opuwo pour rejoindre en deux etapes Windhoek avec en tete cette image d'une femme Himbas faisant ses courses comme tout le monde mais seins nus dans un supermarche. Contraste saisissant de cette femme comme sorti des siecles precedents dans une grande surface moderne.



Nico

Un coin perdu entre Twyfelfontein et Palmwag

Traverser ces beaux paysages desoles et deserts apres Twyfelfontein, nous a donne a Nico et moi la meme envie d' aventure, d' isolement et de camping sauvage. A 17 heures, alors que le soir tombe, nous trouvons l'endroit ideal pour planter notre tente. Un tres bel environnement, cerne de montagnes toutes photogeniques au soleil couchant, une soiree magnifique, quelques collinettes parfaites pour nous cacher de la route et meme un confortable coin de sable pour mettre notre campement, veritable luxe dans cette region pierreuse.

Bon, Nicolas venait de lire que nous etions dans une region ou la reintroduction du Rhinoceros blanc avait ete un reel succes, et en allant chercher du bois, nous les avons bien reconnues les grosses crottes rondes du rhino...mais voila, a ce moment precis il faisait jour, et l'endroit etait tellement parfait...rien ne semblait pouvoir nous arriver....On a ramene plein de bois sec, monte la tente, fait un feu, prepare un repas, certe de boites de conserve mais cuites au feu de bois (ca change tout), et avec un dessert de roi:bananes cuites a la braise hmmm...




Et la nuit est tombee...le feu par moment faisait de telles etincelles qu'il a fallut se resoudre a séloigner...et puis la peur du rhino avec la nuit a augmente...On se sent d'un coup bien petit et vulnerable dans cette immensite assombrie peuple de betes feroces.... L'envie de dormir sous la tente se fait alors etrangement moins pressente... Et puis il y a ce bruit, ce grognement animal, ce barrissement, on ne sait pas.... Bref on demenage rapido le tout dans la voitue, et on se prepare a y passer notre deuxieme nuit, a l'abris d'un habitacle, beaucoup plus rassurant...

Le lendemain matin, on est plutot en forme, et motives pour escalader cette belle montagne derriere nous qui nous tente depuis la veille...

Nous marchons tout d'abord dans le lit sableux d'une riviere assechee ou des traces de pas et de grosses crottes encore fraiches nous font dire en bon detectives animaliers que nous sommes devenus, que les elephants ou les rhino ne sont pas loin...On hesite a faire demi-tour...mais on decide de continuer l'assencion par le pierrier ou nous ne risquons pas de les croiser a priori...Ce serait tellement sympa de les voir d'un cote, mais pas de trop pres quand meme...




Difficile de monter sur ces pierres volcaniques qui, legeres, roulent sous nos pieds, meme les plus grosses d'entre elles sont instables, et je commenece a flipper un peu en pensant a la descente...D'autant plus que je croise un serpent, qui certe file rapidement sous mes yeux, mais bon, rien de rassurant tout de meme...




Enfin le sommet, ou nous ne sommes pas decus de la vue. En plus, qui appercevons nous en contrebas, dans le lit de la riviere que nous venons de quitter? Un troupeau de cinq beaux elephants avancant tranquillement, a environ 200 metres a vol d'oiseau de notre campement...DINGUE !!!!! Ca c'est la magie de l'Afrique !



Enfin il faut se resoudre a descendre....Et c' est une bien perilleuse aventure que de rejoindre la voiture... On a vraiment eut peur !!! Pendant toute la descente on priera pour arriver sains et saufs, sans jambe cassee ou plus...Entre les serpents, les chutes nombreuses (mais sans consequence...enfin presque...), et les elephants, on peut dire qu'on a pris des risques, et que c'etait debile...On s'est sentis tels des miracules en atteignant la voiture avec plus de peur que de mal, et seulement quelques balaffres et quelques bleus..... Alors on s'est promis de ne plus recommencer !

Camille


De windhoek a Twyfelfontein

A Windhoek, nous avons donc recupere mon precieux sac de couchage (vous comprendrez pourquoi un peu plus loin ce sac de couchage est ici plus que partout ailleurs un objet des plus precieux) , avant de repartir dare-dare vers le nord, car nous avons beaucoup de route a faire et de choses a voir!!! Trainer serait du luxe, et le luxe, vous l'aurez certainement compris n'est pas au programme de ce voyage!





Lundi, petite ballade dans le parc national du plateau de Waterberg, aux falaises aux belles couleurs rose, orange et jaune . Du sommet, un panorama saisissant: un immense plateau aride s' étend a nos pieds et a perte de vue, celui dont la traversee en voiture quelques heures plus tot nous sembla si monotone....Effectivement vu de la haut, on comprend mieux son etendue!





Mardi, nous ne sommes pas encore dans le parc d'Etosha que nous croisons deja sur la route de sympathiques giraffes, et un superbe oryx. Etosha est une des plus celebres reserves africaine pour sa taille (20000 km2) et les nombreuses especes animales qui peuplent sa savane. Nous avons parcouru ce parc dans notre propre petite Hunday, partageant la piste avec d'immenses troupeaux d'antilopes, de gnoux, et de zebres et appercevant de facon plus episodique, hyenes, chacals, elephant et le superbe grand koudou.




Nous passons le soir meme notre premiere nuit sous la tente dans un camping a Outjo. C'est vrai qu'elle est un peu petite cette tente pour enfant, et que les nuits en Namibie sont fraiches, desert ou pas. On apprecie bien toutes nos epaisseurs de vetements ( quatre en haut, deux en bas, sans compter bonnet, gants et chaussettes) meme si cela nous entortille un peu dans nos deux couches de sacs de couchage! Et comme nous avons bien fait d' investir dans cette bonne couverture polaire ! En afrique, il fait parfois froid et ca, personne ne nous l' avait dit!!





Mercredi sur les conseils d'un local, nous osons partit vers l'ouest, un peu effrayes par les kilometres de pistes que nous devrons parcourir ( il nous manque 2 roues motrices pour etre vraiment a l'aise sur certaines routes Namibiennes!), mais motives a l'idee du changement de paysage promis. En effet, nous quittons rapidement (enfin a 80 km/heure, restons raisonnables) les paysages monotones de plaines pour de beaux reliefs tout aussi arides.




A Twyfelfontein, une ballade nous permet de decouvrir l'art rupestre bushmen grave dans de gros blocs de gres rouge, il y a entre 3000 et 6000 ans par nos ancetres. Rhino, elephants, lions tapissent joliement les rochers tout autour de nous, dans un tres beau site naturel, accidente et sauvage. On a bien aime ce musee a ciel ouvert...
Camille




dimanche 31 mai 2009

Namibie, le pays ou la vie est moins simple...

Nous sommes arrives a Windhoek mercredi matin , petite capitale de la Namibie comptant 200000 habitants. Le jour n'etait pas encore leve. Nous venions de passer 20heures dans le bus depuis Cap Town. Ce n'etait pas ce qui etait prevu au depart, puisque nous pensions nous arreter en chemin, a Grunau, afin de pouvoir marcher dans le Fish River Canyon... Mais une fois dans le bus, alors que nous prenions 5 minutes pour dechiffrer notre Lonely planet en anglais, nous avons appris que nous n'aurions d'autre methode que le stop pour nous y rendre, et qu'en plus nous ne trouverions aucun logement a proximite.... Nous avons donc decide de poursuivre le voyage et de passer la nuit dans le bus. Le nouvel objectif etait de s'equiper en materiel de camping ( tres peu de backpakers ici et des hotels toujours tres chers) et louer une voiture ( sur les conseils d'autres voyageurs, car les transports en commun en Namibie sont plus que balbutiant). Nous pensions la louer le jour meme, presses de decouvrir les merveilles de la Namibie. Bel optimisme plein de naivete!! Nous eumes bien notre voiture, mais deux jours de galere plus tard, a arpenter en long en large et en travers la mignonette ville de Windhoek.
Jeudi, nous avons voulu visiter un parc a 18 km de la ville pour passer un peu le temps. Trop cher en shuttle, on a decide de prendre le minibus... Cela ne s'annoncait pas trop complique, apres l'Afrique du sud, on etait aguerris en ce qui concerne les minibus...Mais voila, lorsque nous sommes arrives, la bouche en coeur a la gare, on nous a demande 100 dollars...100 dollars namibiens (8-9 euros) semblait un prix raisonnable....mais il voulait 100 dollards US ! Pour faire 18 km! Jamais cela ne nous etait arrive en Afrique du sud, ou les prix etaient les memes pour tout le monde...On est reparti degoutes...On a tente notre chance dans diverses agences de voyage, mais les prix etaient toujours trop eleves pour nous meme si on etait loin des 100 dollards... On etait donc sur le point d'abandonner quand, a l' office du tourisme on nous apprend que de toute facon le parc est actuellement ferme pour renovation !!!
Enfin vendredi arrive, nous recuperons notre petite voiture et partons sur les routes, direction le sud-ouest. On attaque fort, avec le desert du Namib et les fameuses dunes rouges de Sossusvlei au programme, a 350 km de la. On etait tout contents de quitter Windhoek et de decouvrir enfin la Namibie....
Au depart la route est belle, ligne droite bitumee traversant de grands espaces vierges assez monotones, jusqu'a la premiere ville, 60km au sud. Drole de ville, faite de maisons posees les unes a cote des autres sur du sable...c'est le desert qui commence, fini deja herbes et plantes... Dans les jardins, c'est pour tout le monde pareil, sable et cactus... les rues sont des pistes de sable et de poussiere balayees par le vent. Cela nous donne pas trop envie de trainer dans le coin meme si on se sent vraiment depayses!
Nous reprenons la route... qui devient rapidement une piste ....
il nous reste 300 km, a 80km/h, on est deja tout secoues dans notre voiture de poche. Enfin 5 heures plus tard la recompense : le coucher de soleil sur les dunes rouges nous fait oublier les difficultes de la journee.

Il fait nuit quand nous atteignons le camping ou nous avons reserve notre premiere nuit dans notre tente (modele pour enfant, c'est tout ce que nous avons trouve). Ca commence mal, le prix de la nuit a ete multiplie par 3 en un an ! 50 euros la nuit pour une petite tente (600 dollards namibien, quand notre budget journalier est de 800 pour nous deux !) C'est comme ca, des fois on n'a pas le choix . On monte la tente dans le noir, sur du sable...La temperature a deja bien baisse quand je realise que j'ai oublie mon duvet au backpacker de Windhoek! L'angoisse ! On dormira donc dans la voiture, transis de froid et je peux vous dire que la nuit fut longue!! Nico, qui a dormi sans duvet (quel amour !) ne parviendra a se rechauffer qu'en fin de matinee, apres l'ascension sportive d'une dune, c'est pour dire...
Mais il nous en fallait plus pour nous decourager. On a marche dans le desert toute la matinee et dans la superbe Dead Valley (lac asseche, decors de fin du monde avec ces troncs d' arbres morts comme calcines sur un sol blanc craquele).


Ensuite reprendre la route direction, Swalopmund au nord, station balneaire sur le bord de l'atlantique. 4 heures de piste a travers des zones desertiques, a avaler encore et toujours de la poussiere. On croise en moyenne un 4*4 tous les 100km, et on se dit que l'on a bien fait de ne pas compter sur le stop. Au backpackers, nous nous offrons une chambre double tout confort et une bonne douche car nous nous sentons tout poisseux. Notre voiture est dans un etat lamentable, la poussiere s'est infiltree partout meme dans nos sacs. Hmm, c'est quand meme bon un peu de confort. En plus on retrouve encore une fois par hasard nos copains avec qui on partage encore un excellent gueuleton. Eux aussi on eut leurs lots de galeres. Arrives a Fish River Canyon il n'ont pas pu faire le trek faute de certificat medical... Pas cool...
Camille